Mon père, dans le temps de cette retraite, s'était exclusivement occupé de mon éducation. Je travaillais régulièrement huit heures par jour aux choses les plus graves. J'étudiais l'histoire, je m'étais passionnée pour les ouvrages de métaphysique. Mon père ne me les laissait pas lire seule, mais il me les permettait sous ses yeux. Il aurait craint de voir germer des idées fausses dans ma jeune cervelle si ses sages réflexions ne les avaient pas arrêtées. Par compensation peut-être, mon père, dont, au reste, c'était le goût, ajoutait à mes études quelques livres sur l'économie politique qui m'amusaient beaucoup.