L’année précédente, j’avais occupé une piaule de l’immeuble qui servait de cité universitaire aux philologues en herbe : pour rien au monde je ne serais retournée dans cette thurne que je partageais avec un soudard nauséabond et qui, même en l’absence de celui-ci, était si bruyante à toute heure du jour ou de la nuit que je n’avais jamais pu ni y dormir ni y étudier, ce qui, pour une étudiante, était gênant. Je ne savais pas suite à quel miracle j’avais réussi ma première année, mais je ne comptais plus prendre un risque pareil pour la suite.