Aux temps anciens c'était une forêt. Dans la partie orientale, qui est la plus élevée, la fréquence des marnes et glaises, l'absence de revêtement limoneux entretiennent de nombreux étangs. C'est un sol pauvre et froid qui conserve ses grandes forêts. Les vallées s'enfoncent profondément, et sur les corniches qui les bordent se tiennent en vedette villes et villages, ceux-ci pauvrement bâtis. Mais en s'inclinant graduellement vers le centre du bassin parisien, le plateau devient à la fois plus homogène et plus fertile. Le travertin de Brie avec ses meulières, et surtout l'épais limon qui le recouvre, prend définitivement possession du sol. C'est alors que se dessine la véritable « Brie », sans épithète. On voit se former sa physionomie opulente et grave, dans la régularité des champs, de beaux arbres distribués par files ou par groupes et ses grands horizons.