Quand revient l'hiver, l'hiver tout blanc, sur les clochers de chez nous, je revois avec mes yeux d'enfant les veillées dans le cantou ; autour d'un joyeux feu de genêts, assis sur les bancs noircis, parents et voisins venaient conter les histoires du pays ; chante, chante cabrette, un air très doux, berce les rêves de mon cœur ; chante, chante cabrette un air très doux que je retrouve mon cantou. Toi, le vieil ami, qui nous reviens, viens t'asseoir dans le cantou ; et toi qui ce soir as du chagrin, viens t'asseoir dans le cantou ; les châtaignes d'or et le pichet sont fidèles au rendez-vous. Tous ensemble, nous saurons garder la tradition de chez nous.