Il n'y a plus personne dans la forêt. Sauf des scarabées et autres petites bestioles, bien entendu. Eux, c'est comme si rien ne leur faisait de l'effet, ils persistent à bourdonner ou à striduler comme avant. Ils volent, ils mordent, ils sucent le sang, ils me grimpent toujours aussi absurdement sur la jambe quand je me trouve sur leur chemin, ils courent dans tous les sens jusqu'à ce que je les fasse tomber par terre ou que je les écrase. Leur monde est toujours le même. Leur heure viendra ! Bien sûr, je ne serai plus là pour le voir, nul ne sera là. Je ne sors plus très souvent, je fais surface une fois par semaine peut-être, pour aller prendre de l'eau à la source.