Dis, quand reviendras-tu ? Voilà combien de jours, voilà combien de nuits, voilà combien de temps que tu es reparti ? Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage, pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage. Au printemps, tu verras, je serai de retour, le printemps, c'est joli pour se parler d'amour. Nous irons voir ensemble les jardins refleuris, et déambulerons dans les rues de Paris. Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà, craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois. À voir Paris si beau dans cette fin d'automne, soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne. Je tangue, je chavire, et comme la rengaine, je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne. Ton image me hante, je te parle tout bas, et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi.