Dans la cité-État la moindre atteinte à la propreté ou à l'hygiène dans l'espace public est passible d'une amende minimale de trois-cents dollars singapouriens (soit cent-quatre-vingt-dix euros), rappelle BBC online à l'occasion du cinquantième anniversaire de la campagne « garder propre Singapour », lancée en octobre mille-neuf-cent-soixante-huit par le Premier ministre et père fondateur Lee Kuan Yew. Le but proclamé : faire de Singapour la ville la plus propre d'Asie. Mais il ne s'agissait pas seulement de rendre la ville plus agréable. Selon Lee Kuan Yew, une ville plus propre pouvait contribuer à créer une économie plus forte en attirant les investisseurs et les touristes. Pourtant, si Singapour peut encore à bon droit revendiquer ce titre, la ville le doit davantage aujourd'hui à une armée d'agents chargés du nettoyage qu'à la crainte des amendes.