La lumière du jour se faufile dans le sombre logis. L'enfant repose dans le berceau, au fond de la pièce du rez-de-chaussée, séparée d'un rideau, de l'atelier. À côté, pots et ustensiles, un fourneau, un poêlon, deux coffres en bois pour ranger leurs effets, une table avec un broc, c'est là tout ce qu'ils possèdent. Le froid la saisit, en bonne cuisinière, elle accommode une soupe de légumes pour accompagner la croûte de pain, cela les réchauffera. L'épouse de l'artisan ne se plaint pas. Eugène s'active continuellement à la tâche, vêtu de son habit vert, assis devant son établi jonché de morceaux de cuir, de débris de chaussures. Il s'occupe alors de ressemeler une bottine. Sur une étagère s'entassent souliers, mules, pantoufles. Les clients entrent et sortent, déposant sur le comptoir ce qu'il doit réparer.