La démission silencieuse n'est pas une tendance récente. Ce phénomène résonne différemment aujourd'hui alors que les problématiques de santé mentale au travail sont mises en avant. Ne pas prioriser sa vie professionnelle au détriment de sa vie privée pourrait permettre d'éviter l'émergence de symptômes liés au travail. Éviter de devoir en arriver à la démission silencieuse passe par la définition de ses besoins et l'établissement de ses limites. Réévaluer sa relation au travail ne veut pas forcément dire « faire le strict minimum » mais plutôt « être strict sur ce qu'on estime être son maximum ». La démission silencieuse est un mécanisme de défense : ce n'est pas un désengagement, c'est un engagement autrement. Ne pas aller au-delà de son engagement contractuel afin de se préserver est un changement d'état d'esprit qui impacte la manière dont on appréhende son rôle au travail et le rôle du travail dans sa vie.