Le philosophe Stéphane Sax s'abandonnait un soir à ses méditations favorites sur l'un des plus beaux rivages de l'Océan. Dans cet instant, la nature était sublime de grandeur et de grâce ; elle semblait provoquer coquettement l'admiration passionnée du penseur. À ses pieds se jouaient les vagues dont le murmure caressant et doux s'harmonisait avec le chant éloigné des pêcheurs et la clarté blonde et pâle du crépuscule. Des nuages d'un gris tendre glissaient légèrement sur le front pensif de la déesse des nuits tandis que des milliers d'étoiles semblaient se mirer avec curiosité dans le sein paisible des flots. L'imagination poétique et grave de Stéphane n'était jamais plus richement impressionnée que devant le spectacle des grandes scènes naturelles.