Au petit matin, le train s’ébranla une dernière fois pour s’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard le long d’une rampe, au milieu d’une plaine. Sur la rampe se tenaient des groupes de dix à douze hommes. Ils étaient vêtus d’uniformes rayés blanc et bleu et de calots assortis. De nombreux SS allaient et venaient, dans une frénésie surprenante. Dès que le train fut à l’arrêt, les pantins dans leur tenue de mascarade se précipitèrent vers les wagons et ouvrirent les portes. Comprenant que cette fois ils allaient tout perdre, ils eurent très peur. Ils cachèrent vite encore ce qu’ils purent dans leurs vêtements, tentant de sauver l’essentiel.