En ce dimanche brumeux de la fin du mois d'août, la brise chaude sentait les roseaux et les algues. Des bourrasques occasionnelles agitaient le bosquet de pins situé sur la gauche du parc. Une vapeur scintillante montait du sol brûlé par le soleil et les cigales stridulaient dans les hautes herbes près des bois, tel un thermomètre vivant dont le bourdonnement se faisait plus perçant et plus insistant à mesure que la température augmentait. Les pelouses parfaitement entretenues de Willard descendaient en pente douce jusqu'au rivage rocailleux du lac Seneca. Des voiliers voguaient à sa surface et une longue jetée s'étendait, telle une invitation à plonger dans l'eau.