C’est un écosystème vraiment unique en son genre, avec une biodiversité fabuleuse. Il repose sur un équilibre fragile, qui sera parmi les premières victimes du réchauffement climatique. Si la température des eaux s’élève au-dessus de trente-et-un degrés Celsius, les algues qui vivent en symbiose à l’intérieur des coraux seront expulsées. Or, quatre-vingts pour cent de l’énergie du corail vient de la photosynthèse produite par ces algues. Quand un corail blanchit, il meurt lentement de faim. L’acidification des eaux et la présence de plus en plus dense de nombreux produits chimiques, achèvent de compromettre la survie de la Grande Barrière de corail. Et il ne faut pas oublier que c’est un lieu de vie et de ponte privilégié pour de nombreux poissons que consomment les humains.