Dans la brasserie où nous trouvâmes refuge, le poêle était même allumé. La pluie avait redoublé de violence et s'écrasait sur les vitres. On nous servit du café, une omelette au jambon, du vin, de la saucisse grillée et des pommes de terre. Nous trinquâmes avec le café, puis avec le vin et il s'en fallut de peu pour que nous trinquions aussi avec l'omelette et les saucisses afin de célébrer notre rencontre et la nouvelle amitié de Marian et du braque. Ce dernier était couché sous la table. Allongée sur mes genoux, Marian laissait pendre une patte et donnait de petits coups de coussinets affectueux sur le museau du chien chaque fois qu'il relevait la tête pour la renifler.