Le chat est un prédateur surdoué et il fait partie du petit nombre de prédateurs qui chassent pour le plaisir, c'est-à-dire sans modération. À travers le monde, on estime que les chats seraient directement responsables de la disparition de soixante-trois espèces de mammifères, reptiles et oiseaux, depuis cinq-cents ans. Il est ainsi, aux côtés de l'homme, l'un des ennemis les plus redoutables de la biodiversité animale. Il n'est plus rare de croiser nos chats de gouttière en action de chasse dans les campagnes, à des kilomètres des villes. Les perdreaux, les levreaux, les cailles, mais aussi les concurrents prédateurs naturels comme les renards et les blaireaux, en font les frais. Pire, si on ajoute les émissions liées à leur nourriture et à celles issues de la gestion de leurs déjections, les chats ont une empreinte carbone très négative. Leur prolifération incontrôlée est particulièrement inquiétante pour les équilibres biologiques.