Un jour, Lara, quand le vent a tourné, un jour, Lara, ton amour t'a quittée. Tes yeux, Lara, revoient toujours ce train, ce dernier train partant vers le chagrin. Le ciel était couvert de neige ; au loin déjà l'horizon brûlait. Cette chanson que chantaient les soldats, c'était si bon serré entre tes bras. Au bord des pleurs, tu souriais, Lara, oubliant l'heure, la guerre, la peur, le froid. Le ciel était couvert de neige, au loin déjà le canon tonnait. Un jour, Lara, quand tournera le vent, un jour, Lara, ce sera comme avant. Alors cet air comme un manège pour toi sera ta chanson, Lara.