C'est une manière de savoir qui a raison ou qui a tort. Les deux parties s'affrontent et Dieu donne la victoire à celui qui gagne. C'est à la Renaissance qu'arrive ce qu'on appelle « le point d'honneur » autrement dit le duel basé sur la susceptibilité. Vous vexez le gaillard, vous refusez de vous excuser, il vous provoque en duel et vous vous affrontez « sur le pré ». À l'épée au départ, au pistolet plus tard, codifié dans des livres de spécialistes, le duel est pourtant interdit très tôt, notamment par Louis XIII. Le dernier a lieu en mille-neuf-cent-soixante-sept. Il met aux prises deux hommes politiques suite à une insulte à l'Assemblée. Adversaires, juges et témoins se retrouvent sous les ombrages d'une résidence privée de Neuilly : arrêt au « premier sang ». Depuis, nos politiques se contentent de duels verbaux. C'est quand même moins risqué.