La pratique solitaire et surtout collective de la contrepèterie est un jeu de méninges menant à une explosion d'allégresse. Son onde de choc propage la jubilation. Le contrepet est voltige intellectuelle autant qu'introspection, soupape individuelle ou thérapie de groupe. Contrepéter, c'est jeter un voile décent sur des choses prétendues inavouables et pourtant si agréables et universellement pratiquées. C'est dire l'indicible. Mais c'est aussi tirer la langue à l'ordre établi, encarter verbalement les puissants. Le contrepet catalyse les vertus cathartiques de l'exploration de l'ego par les mots. Il déclenche des rêves éveillés. Il est un puissant antidote à la pensée unique. Il est un merveilleux vecteur de thérapie par le rire. Le contrepet soulage, défoule, réjouit. Il devrait être remboursé par la Sécurité Sociale.