Il n'y avait pas de cheminée dans la classe. Le maître prétendait qu'on n'y souffrait jamais du froid, parce qu'elle était extrêmement petite et qu'on y était fort entassé. Il était pourtant obligé quelquefois de permettre une petite sauterie d'un quart d'heure, pour nous réchauffer. Comme il fallait descendre deux marches pour entrer dans l'école et qu'on n'y voyait aucune trace de plancher ni même de pavage, la petite sauterie devenait quelquefois un peu périlleuse à la suite des grandes pluies qui ne sont pas rares dans ce pays. Quant au mobilier il était des plus sommaires : six bancs en sapin, une seule table sur laquelle huit élèves pouvaient écrire à la fois, et, pour le maître, une chaise de paille. Pas une carte ni un tableau noir sur les murs.