Parmi les oiseaux de proie du Québec, l'urubu à tête rouge fait quelque peu bande à part : contrairement au reste du groupe, il privilégie les carcasses aux proies vivantes. À patauger à proximité des charognes, l'urubu se souille de la tête aux pattes. L'absence de plumes sur la tête est un trait évolutif de nombreux charognards, qui permet notamment un entretien plus rapide de cette région du corps pour lui qui plonge littéralement tête première à l'intérieur des cadavres. Quant aux ailes et à la queue, l'oiseau les déploie souvent après un bon repas, dos au soleil, afin que les rayons ultraviolets les assainissent. Finalement, en déféquant sur ses pattes, l'urubu les désinfecte tout en se soulageant.