Les dictées issues des œuvres deKatherine Pancol
2 dictéesTextes de Katherine Pancol
Écossaise, elle racontait qu'elle était venue en France pour suivre les cours d'une école hôtelière et n'était plus jamais repartie. Le charme français ! Elle gagnait sa vie en donnant des leçons de chant au conservatoire de Courbevoie, des leçons particulières d'anglais à des cadres affamés de réussite, et confectionnait de délicieux gâteaux. Chez elle, on humait le légume qui blondit, la pâtisserie qui gonfle, le chocolat qui fond, le caramel qui cristallise, l'oignon qui dore et la poularde qui rissole. Elle élevait, seule, son fils Gary, ne parlait jamais du père de l'enfant, émettait, quand on y faisait allusion, quelques borborygmes qui indiquaient la piètre opinion qu'elle se faisait des hommes en général et de ce dernier en particulier.
C'est là qu'il avait tout appris. Le patron sans enfants l'avait pris en sympathie. Il lui avait avancé de l'argent pour qu'il rachète une première entreprise en difficulté. Puis une deuxième… Ils en parlaient tous les deux, le soir, quand la boutique était fermée. Il le conseillait, l'encourageait. C'est ainsi que Marcel était devenu « liquidateur d'entreprises ». Il n'aimait pas beaucoup ce mot, mais il aimait racheter des affaires moribondes qu'il redressait avec son savoir-faire et sa puissance de travail. Il racontait qu'il s'endormait souvent à la bougie et se réveillait avant qu'elle ne soit consumée. Il racontait aussi que toutes ses idées, il les avait eues en marchant.
Dictées gratuites de Katherine Pancol
126 mots
Source : Les Yeux jaunes des crocodiles