Comme chaque matin au point du jour, Anthony Dupré effectuait la visite de ses parcs à huîtres. Il s’arrêta devant les claires, ces anciens marais salants alimentés par le cycle des marées. Dans cet environnement particulier, les huîtres s’affinaient en se gorgeant de minéraux et d’oligo-éléments. Appuyé sur le ponton d’embarquement, il s’attarda un instant pour admirer l’horizon. Des bancs de brouillard glissaient vers le rivage qui s’éclairait des premiers rayons du jour. La côte charentaise, bercée par l’océan et baignée par la douceur de l’aube, était l’un des plus beaux paysages au monde. Anthony admit qu’il fallait être né ici pour l’apprécier. Et c’était son cas.