Le protocole de Kyoto a mis en place, des objectifs contraignants sur le plan du droit international et des délais pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés. Les mécanismes de sanctions applicables aux États qui ne respecteraient pas leurs objectifs, définis collectivement, n'ont pas dû plaire aux actionnaires et lobbyistes ayant des intérêts dans les énergies fossiles puisque certains pays parmi les plus pollueurs, comme les États-Unis et l'Australie, se sont retirés du protocole. Mais c'était sans compter avec la cupidité financière qui, sous couvert de lutte contre les éléments les plus polluants, a abouti, dans l'opacité et le cynisme, à un nouveau « marché », celui du droit à polluer. Il est le résultat des transactions par lesquelles certains pays industrialisés, ou des entreprises, achètent des « crédits carbone » à d'autres en vue de se conformer aux exigences de ce protocole.