J'ai toujours détesté l'odeur du chlore. Quand j'étais enfant, mes parents m'obligeaient à suivre trois fois par semaine durant tout l'été des cours de natation. Je grelottais déjà en arrivant à la piscine du quartier. Ces jours-là, je me réveillais avec la nausée, incapable de manger quoi que ce soit avant d'enfourcher mon vélo, chancelante, terrorisée à l'idée de devoir me glisser dans cette eau encore chargée du froid de la nuit. Je devais apprendre à flotter, à nager sur le ventre, sur le dos et sur le côté, à battre des jambes et des bras ou à les étirer le plus loin possible pour les ramener lentement, en maîtrisant ma respiration pour la coordonner avec les mouvements de mon corps.