Comme ceux qui l'ont immédiatement précédé, le vingtième siècle n'a pas été avare en révolutions. On serait tenté de dire : en vraies révolutions, celles qui touchent durablement, parfois définitivement (le définitif à l'échelle de l'espèce humaine, ce qui ne va pas très loin) aux modes de vie. À ce compte, l'instauration du bronzage comme nouvelle norme pigmentaire est un saisissant retournement de valeurs, au même titre que les cheveux coupés des femmes (rupture profonde qui n'est pas sans lien avec ladite instauration) ou le grand retour, en Occident, du perçage et du tatouage.