Séparons-nous ici, vous êtes arrivé. Voici le lieu, voici l'arbre, voici la porte. Compagnon, nous avons marché de bonne sorte, coursant ainsi, depuis que le jour s'est levé. Eh bien, c'est là le toit qui fut par vous trouvé. Dites : c'est moi ! Criez, heurtez l'huis à main forte ! La femme et le repas vous attendent. Qu'importe le compagnon d'un jour ? Vous êtes arrivé. La vieille mère est là ; l'épouse douce et sage est là ; prenez-les dans vos bras. Le reste est vain. L'enfant nouveau vous met les mains sur le visage. Adieu. Riez, soyez heureux jusqu'à la fin, mangez de votre pain, buvez à votre verre. Pour moi un long chemin encor me reste à faire.