Si on dessine une vache avec une tête de chien, on obtient soit une vache ratée soit un chien raté.
Chaque fois que je monte au grenier, je me retrouve nez à nez avec le portrait d'une femme vêtue d'une robe noire et coiffée d'un chapeau à plume. Derrière elle, en retrait, on voit un homme portant un monocle, une canne à la main et coiffé d'un chapeau de cérémonie.
Un dessin fait moins facilement pleurer qu'un livre. La seule fois où j'ai un peu pleuré, c'était en regardant mon dessin qui représentait papa le dos courbé sous le poids d'un fagot. Pour moi, c'était la preuve qu'il était bien réussi.
Quand je lisais « Les Aventures du petit Benjamin », j'ai éclaté en sanglots quand la petite fille a dû aller à l'hôpital. C'est donc mon plus beau livre, parce qu'aucun autre ne m'a jamais fait pleurer.