Corentin sentait son cœur se serrer. Qu'ils étaient fragiles ses petits, ses survivants (car c'est bien ce qu'ils étaient). Il avait envie de les prendre dans ses bras tous ensemble, de les rassurer, et il aurait fallu trouver les mots, et il ne le fit pas, il passa de l'un à l'autre et les embrassa sans rien dire, les étreignit avec force, chacun, longtemps. Seuls les plus grands, Altaïr, Electra et Sirius avaient les yeux brillants. Et ce n'étaient pas des larmes : c'était de la rage, une joie féroce, la peur débordée par l'excitation de ce départ qu'ils attendaient comme s'il y avait un paradis au bout ; partir, c'était terrible et magique à la fois, et ils dirent, sous le regard stupéfait des plus jeunes : nous avons hâte.