Le Petit Sapin se retrouva brusquement dans une grande pièce remplie de petits lits blancs, avec dans les lits des enfants soutenus par des oreillers, d'autres encore boitant ou assis dans de petites chaises. Il se demanda pourquoi tous ces enfants avaient l'air pâle et fatigué ; le Petit Sapin ne savait pas qu'il se trouvait dans un hôpital. Bientôt, une petite voix faible d'enfant déclara : « C'est le plus bel arbre de Noël ! » Et alors, enfin, le Petit Sapin sut ce qu'il était : il était un sapin de Noël ! Il en était heureux, de sa tête brillante jusqu'à ses pieds, car il était juste assez petit pour être l'arbre le plus merveilleux du monde.
Il était une fois une petite Poule rousse, qui vivait dans sa petite maison, toute seule. Un vieux Renard, habile et rusé, demeurait au milieu des rochers, sur une colline, non loin de là. Au fond de son terrier, maître Renard rêvait, le jour et la nuit, au moyen d'attraper la petite Poule rousse. « Comme elle doit être tendre ! » pensait-il. Si seulement je pouvais la mettre bouillir dans ma grande marmite ! Quel fameux souper pour ma vieille mère et pour moi ! Mais il ne pouvait pas venir à bout de la petite Poule rousse, parce qu'elle était trop fine et trop prudente.
Il y avait une fois trois ours qui demeuraient ensemble, dans une maison à eux, au milieu d'un bois. L'un d'entre eux était un tout, tout petit ours ; le second était un ours de taille moyenne, et le troisième était un gros, gros ours. Ils avaient chacun une écuelle pour leur soupe ; une petite écuelle pour le petit ours, une écuelle moyenne pour l'ours moyen, et une grande écuelle pour le grand, grand ours. Un jour, après avoir fait cuire leur soupe, et l'avoir versée dans leurs écuelles, ils allèrent faire une petite promenade dans le bois pendant que la soupe refroidissait, afin de ne pas se brûler la langue en la mangeant trop vite.