À la mort du président Mao, les Chinois ont porté les marques du deuil mais beaucoup ont pleuré sur commande, contrairement au chagrin spontané et profond à l'annonce de la mort du Premier ministre Zhou Enlai quelques mois plus tôt. Récemment, des amis m'ont raconté que, dans les écoles, ils devaient afficher une tristesse ostentatoire. Des écoliers ou lycéens fondaient donc en larmes rangée par rangée mais ceux du fond n'ayant pas toujours très bien compris ce qui se passait se demandaient ce qu'ils devaient faire. Une amie m'a dit que, la peur instaurée pendant le règne du Grand Timonier, perdurant, dans certaines circonstances, des mères avaient giflé leurs enfants pour les contraindre à pleurer.