Les biologistes pensaient il y a encore un siècle que le cerveau des oiseaux ne pouvait commander que des réactions instinctives. Mais depuis deux décennies, les découvertes en neurosciences et en éthologie ont balayé ces préjugés. On sait désormais que certains volatiles peuvent fabriquer des outils, catégoriser des objets… Ainsi, pour certaines tâches, le corbeau (et son cerveau de dix à vingt grammes) rivalise avec des primates dotés de cinq-cents grammes d’encéphale. Une équipe internationale a même découvert il y a quatre ans qu’à masse cérébrale égale certains oiseaux ont davantage de neurones que les mammifères. Ainsi le cerveau du perroquet, de la taille d’une noix, en contient autant que celui d’un macaque, gros comme un citron.