Les dictées issues des œuvres deAnonyme
17 dictéesTextes de Anonyme
Autour de vous, tout le monde travaille. Le cultivateur laboure, sème et moissonne. Le boulanger chauffe son four, pétrit la pâte avec effort : han, han ; puis il cuit le pain. Le maréchal ferre les chevaux et répare les outils ; à grands coups de son lourd marteau, il frappe sur l'enclume : pan, pan, pan ! Le menuisier rabote les planches ; le tailleur coud les habits ; l'épicier pèse les denrées ; le médecin soigne les malades : tous travaillent. L'écolier, lui aussi, a son petit métier : il lit, il écrit, il s'instruit.
Dès la fin du Moyen Âge, Venise comprend rapidement l'importance du libre-échange. Deux éléments principaux participent à l'origine de sa croissance : le sel et les constructions navales de son arsenal. Les récoltes de sel de la lagune sont importantes et Venise l'exporte en obtenant des gains considérables. C'est ainsi que la cité a financé les monuments publics, les palais et les villas des familles d'armateurs nobles. Par ailleurs, Venise dispose de deux voies d'eau, la première fluviale avec une navigation sur le Pô et l'Adige et la seconde maritime avec ses entrepôts de commerce. En effet, la navigation maritime permet, à moindres frais et à une vitesse relative, des échanges fructueux.
En présence de mes pairs. Parvenu à l'issue de mon doctorat en mécanique des fluides, et ayant ainsi pratiqué, dans ma quête du savoir, l'exercice d'une recherche scientifique exigeante, en cultivant la rigueur intellectuelle, la réflexivité éthique et dans le respect des principes de l'intégrité scientifique, je m'engage, pour ce qui dépendra de moi, dans la suite de ma carrière professionnelle quel qu'en soit le secteur ou le domaine d'activité, à maintenir une conduite intègre dans mon rapport au savoir, mes méthodes et mes résultats.
Le jean est le vêtement le plus porté de la planète. La légende le fait naître en Californie, chez les colporteurs et les chercheurs d'or. En moins d'un siècle, il se répand dans le monde, accompagnant l'essor de l'industrie textile et de sa mondialisation. Signe de rébellion ou d'anticonformisme, vêtement de travail ou de loisir, il défile depuis plusieurs années sur les podiums de haute couture. Mais à l'heure où le jean est devenu un classique de nos garde-robes, la question de sa production devient cruciale. Pointée du doigt pour son impact écologique, symbole de la surconsommation et d'une industrie polluante, cette pièce mythique est victime de son succès. Quelles sont les alternatives et les recherches actuelles pour obtenir un « jean propre » ? Aujourd'hui, des solutions existent pour une fabrication de qualité, plus respectueuse de l'environnement comme des conditions de travail.
Quand tu n'as plus un radis, plus de beurre à mettre dans les épinards, ni de piment dans ta vie, tu te dis que les carottes sont cuites, que c'est la fin des haricots, tu te prends le chou pour un rien, tu as du sang de navet, et la tête comme une citrouille, tu ne te mêles même plus de tes oignons, bref tu en as gros sur la patate ; tu es tout juste bon à bouffer les pissenlits par la racine. Je ne vous raconte pas de salades ! J'ai beau avoir un petit pois dans le ciboulot et un cœur d'artichaut, je ne suis pas né de la dernière pluie. Alors plutôt que de faire le poireau comme un cornichon, je préfère appuyer sur le champignon. Quoi ? Je ne fais pas le poids ? Chiche ?
Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l'orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands-prêtres et les scribes du peuple pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue.
Il y avait une fois trois petits chats, noirs comme du charbon, avec un tout petit nez rose et de jolis yeux verts. Un soir d'hiver, au lieu de rester près du feu avec leur mère, ils voulurent sortir malgré la défense qui leur en avait été faite. Pendant que leur maman dormait sur une chaise, ils quittèrent sans bruit la cuisine. Dehors, il faisait sombre. La neige qui tombait, fine, fine, étendait doucement sur la terre son beau tapis blanc. Au bout d'un moment, les trois petits chats noirs, tout couverts de neige, étaient devenus trois jolis chats blancs.
Si vous reconnaissez ce petit parasite, il s'appelle Tony. Vous lui avez d'ailleurs peut-être déjà donné un nouveau prénom, mais sachez que c'est un habitué de la double vie et de l'escroquerie. Tony a pour habitude depuis de nombreuses années de squatter les canapés et gamelles de mon voisinage. Il faisait cela quand on habitait Marseille. Sa cible numéro un : les femmes seules ou de plus de soixante ans. Je lui ai tout donné : des vaccins, des croquettes de marque, un pouf à côté du radiateur. Bref ! C'est terminé ! Donc, si vous l'avez chez vous, gardez-le ! Mais sachez qui il est vraiment ! Moi, je ne paierai plus rien pour cet individu ingrat.
L'activité humaine vient de l'homme, et en même temps, elle s'oriente vers l'homme. En effet, par son action, l'homme ne transforme pas seulement les choses et la société, il se perfectionne lui-même. Il apprend bien des choses, il cultive ses facultés. Il sort de lui-même et se dépasse. Cet essor, bien compris, est d'un tout autre prix que l'accumulation de toutes les richesses possibles. L'homme vaut davantage par ce qu'il est que par ce qu'il a. De même, tous les efforts des hommes pour faire progresser la justice, pour développer la fraternité, régler de façon plus humaine les relations sociales, tout cela l'emporte sur les progrès techniques.
J'ai la grippe ! Emmitouflé dans une couverture, enfoncé dans mon fauteuil, un épais cache-nez autour du cou, un verre de tisane auprès de moi, je regarde, par la fenêtre, la neige qui tombe à gros flocons. Elle descend, remonte, redescend suivant les caprices du vent. Lorsqu'on croit qu'elle va se poser, un souffle soudain la renvoie dans les airs où elle virevolte un instant, puis se décide enfin. Hélas ! Je suis vieux ! Hélas ! J'ai la grippe ! Atchoum ! Remontons plus haut le cache-nez. Enfouissons-nous davantage dans le fauteuil ! Atchoum ! Dans la rue, deux jeunes gens passent, une paire de skis sur l'épaule, sac de camping au dos et sourire aux lèvres. Ils se moquent bien du pauvre vieux grippé qui, à travers ses vitres, les regarde de ses yeux larmoyants, en tamponnant son nez enflé.
Pour construire la paix, il est requis avant tout que l'on extirpe les causes de discordes entre les hommes car ce sont elles qui alimentent les guerres, à commencer par les injustices. Beaucoup de celles-ci proviennent d'excessives inégalités d'ordre économique, et du retard à y apporter les remèdes nécessaires. D'autres naissent de l'esprit de domination, du mépris des personnes et, si nous en recherchons les causes profondes, de l'envie, de la méfiance, de l'orgueil et des autres passions égoïstes. L'homme étant incapable de supporter de si nombreux désordres, il s'ensuit que, même sans que la guerre soit déchaînée, le monde est continuellement empoisonné de rivalités et de violences.
Qui n'a eu à souffrir de la ténacité de ces désagréables insectes, acharnés à venir se poser sur un visage d'où on les a chassés vingt fois ? Qui n'a connu les réveils prématurés d'été, quand les fenêtres ouvertes laissent dès l'aurore entrer ces hôtes indésirables, qui viennent troubler votre repos ? Qui n'a observé cent fois le geste inconscient et comique du dormeur éloignant d'une main molle la mouche venue explorer son nez ou ses joues ? Ces bestioles sont indiscrètes ; elles sont bruyantes, elles sont malpropres. Voilà bien d'insupportables défauts pour justifier le peu de faveurs dont elles jouissent.
C'était au mois de mai, temps où monte la fleur sur l'aubépin, où les bois, les prés reverdissent, où les oiseaux disent, nuit et jour, chansons nouvelles. Renart était à la fin de ses ressources. Sa famille n'ayant plus rien à mettre sous la dent, il se résigna donc à quitter cette retraite ; il partit, en jurant sur les saintes reliques de ne pas revenir sans rapporter au logis d'abondantes provisions. Il entre dans le bois, laissant à gauche la route frayée ; car les chemins n'ont pas été faits pour son usage. Après mille et mille détours, il descend enfin dans la prairie. Où trouver jamais lieux plus agréables ! C'est le Paradis terrestre ou peu s'en faut : des eaux, des fleurs, des bois, des monts et des prairies. Heureux qui pourrait vivre ici de sa pleine vie, avec une chasse toujours abondante et facile !
Lucie retrouve son père, le docteur Manette, injustement emprisonné pendant dix-huit ans à la Bastille. Mille-sept-cent-quatre-vingts : Lucie épouse Charles Darnay qui avait été inculpé de haute trahison sur une dénonciation calomnieuse. Il est en réalité le neveu de l'odieux marquis d'Evremonde qui avait fait enfermer le docteur. Charles révèle à son futur beau-père ses origines aristocratiques, dont il refuse les avantages pour vivre en simple citoyen. Mille-sept-cent-quatre-vingt-douze : Charles retourne en France pour sauver un domestique injustement condamné, arrêté comme émigrant sur dénonciation du couple Defarge, des révolutionnaires qui veulent se venger des exactions commises par les Evremonde… De rebondissements en rebondissements, le roman dénonce la corruption, les abus, l'inhumanité de certains nobles mais aussi la vengeance aveugle des révolutionnaires et les excès de la Terreur.
L'eau engendre tant de beautés. Elle coule, tombe en pluie diluvienne, décore les vitres de givre, abandonne les déserts, explore les formes géométriques dans chaque flocon de neige et construit des cathédrales au creux des rochers. Sculptant la pierre goutte à goutte, ornant les grottes de stalactites et de stalagmites, l'eau embellit le monde. Inséparable de notre réalité, notre amie nous désaltère et nous éblouit. Dans l'eau prolifèrent des chefs-d'œuvre de créativité. Poètes et artistes de toutes les cultures s'en inspirent pour créer des chansons et des peintures qui nous réjouiront encore pour des générations à venir. Cette eau qui coule dans les fleuves et les rivières traverse les frontières et nous unit les uns aux autres. Grâce à notre bienveillance, à la mobilisation et à la solidarité de tous les peuples, l'immensité bleue tant aimée demeurera longtemps notre fidèle source d'inspiration et de survie.
Alexandre, fils de Philippe, de Macédoine, quitta le pays des Grecs pour affronter Darius, le roi des Perses et des Mèdes. Après l'avoir vaincu, il régna à sa place. Il livra de multiples batailles, s'empara de nombreuses forteresses et fit périr les rois de la région. Il poussa jusqu'aux extrémités de la terre et ramassa le butin d'une multitude de nations. Son cœur s'exalta à l'extrême. Il rassembla une armée très puissante, soumit des provinces, des nations et des souverains, qui durent lui payer l'impôt. Après quoi, il fut contraint de s'aliter et comprit qu'il allait mourir. Il convoqua ses auxiliaires les plus illustres, élevés avec lui depuis le jeune âge et, de son vivant, il partagea entre eux son royaume.
Un pêcheur prépare pitance, plaid, pliant, pipe, parapluie, prend panier percé pour ne pas perdre petit poisson, place dans poche petit pot, puis part pédestrement pêcher pendant période permise par police.
Dictées gratuites de Anonyme
140 mots
Source : La Complainte du légume
106 mots
Source : Les Annales du certificat d'études
128 mots
Source : Édition Ebooks libres et gratuits.