Qui n'a eu à souffrir de la ténacité de ces désagréables insectes, acharnés à venir se poser sur un visage d'où on les a chassés vingt fois ? Qui n'a connu les réveils prématurés d'été, quand les fenêtres ouvertes laissent dès l'aurore entrer ces hôtes indésirables, qui viennent troubler votre repos ? Qui n'a observé cent fois le geste inconscient et comique du dormeur éloignant d'une main molle la mouche venue explorer son nez ou ses joues ? Ces bestioles sont indiscrètes ; elles sont bruyantes, elles sont malpropres. Voilà bien d'insupportables défauts pour justifier le peu de faveurs dont elles jouissent.