En ce temps-là, les petites fermes familiales du Cantal fonctionnaient en autarcie presque totale. Toutes produisaient du lait et se suffisaient en cochons, lapins, poulets, patates, fruits et légumes, noix, châtaignes, noisettes, sans oublier le fromage et le miel. Chaque matin à heure fixe, mon parrain attelait ses bœufs et montait le lait à la route goudronnée, située deux ou trois kilomètres plus haut. Il en revenait avec le petit-lait qui servait de base à la nourriture du cochon. De temps en temps, il ramenait du beurre et de cet excellent fromage qu’on nomme le cantal, et parfois du bleu d’Auvergne.