Les dictées issues des œuvres deClaire Julie de Nanteuil
2 dictéesTextes de Claire Julie de Nanteuil
Ferdinand suivit sa mère dans la grande salle de la ferme. Là régnait la plus scrupuleuse propreté. À terre, les dalles étaient recouvertes d'un sable très fin ; sur la grande table en chêne massif, des assiettes fleuries, des couverts venaient s'aligner, rangés avec symétrie par une grande fille aux mains et aux bras rouges. Assise dans un fauteuil de paille, une femme surveillait une broche qui, en tournant devant un feu vif et clair, lui présentait tour à tour les diverses faces d'un énorme gigot et de deux poulets. Des pommes de terre recevaient le jus des rôtis. Une chaudière au fond du foyer paraissait contenir un autre mets. C'était une soupe à la graisse.
Et le sabre haut, souriant à la mort, comme il souriait à Windsor en défilant devant la reine, lord Cardigan cria en lançant son grand cheval noir au galop : « En avant le dernier des Cardigan ! » Des hauteurs voisines, toute l'armée vit dans un tourbillon passer la cavalerie légère, son commandant toujours en tête. Encore au grand galop, la brigade s'engagea entre les deux mamelons qui lui cachaient la vue des ennemis ; mais alors les Russes commencèrent à tirer à coups répétés sur la troupe. Celle-ci, sabrant un régiment de Cosaques et un escadron de cavalerie, s'en allait toujours plus vite, mais déjà décimée, vers ce but, qui était Tchorgoune et la mort. Rien ne l'arrêta.