Ferdinand suivit sa mère dans la grande salle de la ferme. Là régnait la plus scrupuleuse propreté. À terre, les dalles étaient recouvertes d'un sable très fin ; sur la grande table en chêne massif, des assiettes fleuries, des couverts venaient s'aligner, rangés avec symétrie par une grande fille aux mains et aux bras rouges. Assise dans un fauteuil de paille, une femme surveillait une broche qui, en tournant devant un feu vif et clair, lui présentait tour à tour les diverses faces d'un énorme gigot et de deux poulets. Des pommes de terre recevaient le jus des rôtis. Une chaudière au fond du foyer paraissait contenir un autre mets. C'était une soupe à la graisse.