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Les dictées issues des œuvres dePierre Souvestre et Marcel Allain

3 dictées
Textes de Pierre Souvestre et Marcel Allain

C'était le spectacle, toujours pittoresque, et la curieuse promiscuité de ce monde bizarre et bariolé qui constitue la clientèle habituelle de la Cour d'Assises. Individus interlopes, pauvres hères introduits, on ne sait comment, dans l'enceinte des places réservées, municipaux en petite tenue, gardiens du Palais et aussi avocats aux longues robes sombres. Parfois, dans ce méli-mélo de gens, surgissait une tête originale, une physionomie étrange. Il y avait là aussi des journalistes griffonnant en hâte des notes d'audience. Puis, c'était dans le couloir où l'on se bousculait, rompant le murmure confus des conversations et imposant, par son irruption, un silence respectueux, le passage rapide d'un magistrat affairé.

Jérôme Fandor, à la vérité, se passionnait pour cet étrange reportage qui pouvait peut-être l'amener à découvrir enfin la vérité. Les deux banquiers partis, Jérôme Fandor s'assura que la chambre où il allait passer la nuit n'était pas truquée et pour cela refit la visite minutieuse des lieux, inspectant les moindres détails de l'ameublement. Soigneusement, il fit fonctionner le commutateur à plusieurs reprises, allumant l'électricité, puis, toutes choses une dernière fois examinées et, ayant pour ainsi dire photographié dans sa mémoire la situation des différents meubles, il se coucha, ou plutôt s'introduisit dans le lit à demi déshabillé et serrant entre ses doigts la crosse de son revolver, chargé, ainsi qu'il le disait lui-même, d'un chargement de première qualité.

Ce miracle, monsieur Havard l’avait attendu jusqu’alors. Lorsqu’il vit au contraire que l’on s’arrêtait devant son cachot, lorsqu’il comprit qu’on allait ouvrir la porte, il lui apparut brusquement que les miracles n’existaient point, qu’il ne fallait pas les attendre, que sa dernière heure était venue. La clé tourna dans la serrure. Lentement les rouages fonctionnaient. Il fallait peut-être une seconde pour que la porte s’ouvrît, cette seconde devait durer un siècle pour l’agonisant qu’était monsieur Havard. Enfin, très lentement, le battant de la porte s'écartait. Monsieur Havard eut alors l'impression qu'une vive clarté illuminait la pièce.

Dictées gratuites de Pierre Souvestre et Marcel Allain
La Cour d'Assises
La Cour d'Assises
La Cour d'Assises
Source : Fantômas se venge
La chambre
La chambre
La chambre
Source : Fantomas se venge
Monsieur Havard
Monsieur Havard
Monsieur Havard
Source : Fantômas
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