Joseph était conducteur de moto-taxi. Ce métier, qu'il jugeait précaire et dangereux, lui procurait un revenu journalier bien insuffisant pour subvenir aux besoins de sa famille. Cependant, Joseph se voyait contraint de l'exercer en raison de sa scolarisation déficiente. Souhaitant améliorer son sort et rehausser son statut social, il a entrepris une formation professionnelle en maraîchage. Son diplôme obtenu, le Béninois s'est installé sur un lopin de terre arable qu'on lui a alloué dans une coopérative et, avec l'octroi d'un crédit, il a fondé une petite exploitation agricole. Ce nouvel emploi lui permet désormais d'assurer décemment la subsistance des siens. En quatre années, Joseph a également pu accumuler des économies substantielles grâce auxquelles il projette de faire incessamment l'acquisition d'un hectare de terrain.