Un petit animal favori est souvent un excellent compagnon pour le malade, surtout dans les maladies lentes. Un oiseau dans sa cage est quelquefois la seule distraction qu'il ait, pendant les longues années où sa maladie le retient dans la même chambre. S'il a la force de s'occuper à nettoyer la cage et à donner la nourriture à l'oiseau, on devra l'y encourager et l'aider à le faire. Un malade, rendant compte du plaisir qu'il trouvait dans la société de sa garde-malade et dans celle de son chien, disait qu'il préférait infiniment la société de ce dernier, et par-dessus toutes choses, parce qu'il ne parlait pas.
D'autres fois, la garde-malade ne peut ouvrir la porte sans tout ébranler dans la chambre, ou bien elle l'ouvre souvent sans nécessité, faute de se rappeler les objets qu'elle devrait apporter en une seule fois. J'ai vu l'expression d'une terreur véritable passer sur le visage d'un malade toutes les fois que sa garde, qui ne manquait jamais de jeter par terre les pelles, pincettes, et autres objets, entrait dans la chambre. J'ai vu des malades, à peine en état de se soutenir, se traîner hors de leurs lits, avant l'arrivée d'une semblable garde, afin de mettre hors de son chemin toutes les choses qu'elle aurait pu jeter par terre.