Au milieu de la cour, la foule des officiels fut soudain saisie d'un mouvement de tangage. Elle se creusa étrangement et parut même sur le point de se disperser. Le cercueil et le corbillard n'étaient plus au centre des attentions. Les regards étaient tournés vers la façade de l'immeuble. Un cri unanime s'étouffa. Madeleine à son tour leva les yeux et entrouvrit la bouche : là-haut, au second étage, le petit Paul, sept ans, était debout sur l'appui de la fenêtre, les bras largement écartés. Face au vide. Il portait son costume noir de cérémonie, mais la cravate avait été arrachée, sa chemise blanche était grande ouverte. Tout le monde regardait en l'air comme si on assistait au lâcher d'un aérostat.