J'ai toujours éprouvé une admiration sans bornes pour ces hommes qui l'été, à peine revêtus d'un pagne, évoluent avec un suprême détachement à travers les prairies et les champs. Il est vrai que ce sont le plus souvent les champs du cinéma. Non seulement tous ces Tarzans ne semblent aucunement importunés par les serpents, les limaces, les orties, les chardons ou les simples escargots sur quoi se pose mon pied maladroit, mais à la minute de leur choix les voici qui s'étendent et se prélassent dans le foin ou dans l'herbe pour dire à leur compagne des choses définitives. Il semble qu'une fée irrésistible écarte de leurs pas tous les insectes et les piquoirs qu'une sorcière glisse sous les miens.