Les êtres innombrables qui vivent et se meuvent à la surface du globe terrestre sont portés par des instincts innés à s’assurer le bien-être que comporte leur nature. Pour tous, cette situation a pour symptôme la quiétude de l’individu : elle est obtenue quand celui-ci s’est procuré la nourriture nécessaire à sa subsistance, et quand il a assuré la perpétuité de son espèce. Ces conditions du bien-être de l’animal ne sont point subordonnées à l’éducation ou à la volonté des individus : elles leur sont imposées par des tendances instinctives, relatives à l’organisation physique de l’espèce. Les animaux se montrent passifs, pour la plupart, devant les influences émanant du sol ou du climat. Dans leurs rapports avec le monde extérieur et spécialement avec les individus des autres espèces, ils semblent rester étrangers à toute notion de bien et de mal.