À l'heure où le débat sur la dépénalisation du cannabis bat son plein, qualifier certains produits de drogues douces n'est pas neutre. Si c'est pour les distinguer de la cocaïne et de l'héroïne, dites drogues dures, c'est partiellement exact ; convenons que les effets de ces dernières sont statistiquement plus dévastateurs. Certains consomment du cannabis avec comme seuls effets notables une anxiolyse, un aspect « cool » et parfois un léger ralentissement de l'élocution à la façon de Doc Gynéco… Mais la question est celle du rythme et du nombre de pétards. Fumer du haschich le samedi soir ou tous les jours, et parfois à haute dose, cela n'a rien à voir. Comme toujours, en santé mentale, c'est la chronicité qui tue.