Le chat a conservé cette fierté et cet amour de la liberté qu'il avait au milieu des forêts. Ce sont les greniers, les toits, les endroits déserts et retirés qui sont son séjour ordinaire. Habite-t-il une maison des champs, la vue de la campagne ranime bientôt dans son cœur le goût de la chasse, l'amour de la guerre ; il part seul ou quelquefois avec un compagnon de rapine, et porte de tous les côtés le ravage et la désolation. Tantôt grimpé sur un arbre, il enlève du nid les petits oiseaux, et caché par des branchages, il attrape la mère qui venait apporter de la nourriture à ses petits infortunés. Tantôt pénétrant dans les retraites des lapins, il les poursuit jusqu'au fond de leurs terriers.