Le koala, mammifère de la famille des marsupiaux, vit exclusivement en Australie. Animal nocturne, il dort environ dix-neuf heures par jour, et se nourrit généralement en fin de journée ou pendant la nuit. Le mot « koala » est emprunté à la langue aborigène et signifie justement « ne boit pas ». Et pour cause, puisque le petit animal au gros museau et aux larges oreilles s'hydrate grâce aux feuilles d'eucalyptus dont il se nourrit. Elles sont d'ailleurs un poison pour les autres animaux, mais sont parfaitement assimilées par le koala, grâce à son métabolisme particulier. Cela signifie qu'en temps normal le koala ne boit jamais puisque l'eau contenue dans les feuilles d'eucalyptus lui suffit. Il n'y a qu'en période de grande sécheresse qu'il est contraint de boire un peu.
La Lune n'a pas qu'une face cachée : elle recèle un autre secret, puisqu'on peut y trouver une œuvre d'art. Il s'agit d'une petite sculpture, appelée Fallen Astronaut, « l'Astronaute tombé ». Ses dimensions sont très modestes, elle mesure moins de neuf centimètres. Réalisée en aluminium par le sculpteur belge Paul Van Hoeydonck, la petite sculpture a été déposée par l'équipage de la mission Apollo 15, le premier août mille-neuf-cent-soixante-et-onze. Il s'agit d'un hommage aux spationautes morts pendant la conquête spatiale. Pour trouver la sculpture, après alunissage, se rendre directement sur le mont Hadley : l'œuvre en aluminium repose juste à côté d'une plaque commémorative portant les noms de huit astronautes américains et de six cosmonautes soviétiques.
La migration automnale et hivernale des oiseaux est provoquée par le manque de nourriture. Ce n'est pas le froid en lui-même qui pousse les oiseaux à migrer chaque année. En effet, les oiseaux ne sont pas frileux et sont parfaitement équipés pour supporter les basses températures. Les oiseaux migrent en hiver parce que la nourriture se raréfie. D'ailleurs, dans la savane africaine, les espèces d'oiseaux migrateurs partent plus au sud, au moment de la période de sécheresse, lorsque la nourriture vient à manquer. Sous nos latitudes, les albatros traversent les océans en suivant le sillage du plancton avec lequel ils s'alimentent. Les migrations des oiseaux leur permettent, ni plus ni moins, d'éviter les périodes de pénurie alimentaire, mais pas directement les variations climatiques contre lesquelles ils sont naturellement protégés.
La médecine chinoise traditionnelle repose sur une approche très différente de la médecine occidentale, en accordant une grande importance à l'équilibre et à la prévention. L'objectif unique de cette médecine est de maintenir le patient en bonne santé, alors que la médecine classique traite et guérit la maladie. Cela explique que, dans la Chine ancienne, les médecins percevaient leur rémunération dès lors que leur patient était en bonne santé. Si jamais le patient avait la mauvaise idée de tomber malade, son médecin n'était pas payé, du moins tant qu'il n'avait pas trouvé comment remettre son patient sur pied. Voilà ce qui s'appelle une obligation de résultat !
L'hippopotame cache bien son jeu : sous ses airs placides et doux, cet imposant herbivore qui aime à folâtrer dans les eaux boueuses des marais et rivières d'Afrique, ne s'en laisse pas conter. Il est amphibie puisqu'il peut rester plus de dix minutes sous l'eau, et gros, très gros, il peut peser jusqu'à quatre tonnes et se nourrir d'environ cinquante kilogrammes de végétaux par jour. Ces impressionnantes caractéristiques font oublier qu'il possède une puissante mâchoire, dotée d'incisives mesurant jusqu'à soixante centimètres. Contrairement à beaucoup d'animaux, l'hippopotame a tendance à charger et peut atteindre alors une vitesse de quarante-cinq kilomètres à l'heure. Il est l'illustration du principe selon lequel dans certains cas, la meilleure défense reste l'attaque : mieux vaut donc faire preuve de vigilance lorsqu'on approche d'un troupeau d'hippopotames.
Pendant longtemps, les légionnaires ont été recrutés sur la base de l'anonymat, en utilisant une identité d'emprunt. Elle permettait de les protéger et leur offrait éventuellement la possibilité de tirer un trait sur leur passé, ce qui pouvait en arranger certains. Cette pratique, devenue systématique, n'est plus en vigueur aujourd'hui : dorénavant, les engagés peuvent conserver leur identité présumée véritable, à condition de pouvoir justifier de celle-ci. Deux tiers des légionnaires recrutés choisissent cette option, le tiers restant choisissant une identité d'emprunt. Ils peuvent être titulaires d'un permis de conduire mais ne peuvent s'acheter de véhicule qu'à la condition d'avoir accompli au moins cinq années de service et d'avoir régularisé leur situation militaire, ce qui signifie avoir servi sous leur véritable identité. Quant au mariage, il n'est pas formellement interdit, mais il n'est autorisé que par le commandement.
Généralement, la couleur des pelages des chats dépend uniquement de celle de leurs parents, ce qui, dans le cas de certains chats de gouttière, donne parfois lieu à d'étranges taches ou zébrures, de couleurs différentes. Ce n'est pas le cas des chats siamois dont la couleur du pelage se modifie en fonction du climat dans lequel ils vivent. À la naissance, en principe, le chaton siamois est tout blanc, un peu comme les chiots dalmatiens qui naissent exempts de taches noires ! Les pigments foncés vont faire leur apparition au fur et à mesure de sa croissance, sur ses extrémités, et son pelage foncera s'il vit dans un milieu particulièrement froid. C'est une mutation génétique qui est à l'origine de ce phénomène : le colorant brun de leur pelage, la mélanine, ne se forme qu'en dessous d'une certaine température ambiante.
Le poisson-clown a plus d'un tour dans son sac. Outre le fait qu'il vit la plupart du temps dans une anémone de mer, contre les piqûres de laquelle il est immunisé, le petit poisson à rayures orange et blanches dispose de l'étrange faculté de changer de sexe au cours de sa vie, selon les circonstances. À la naissance, les alevins sont tous de sexe masculin. Les plus gros d'entre eux, contre toute attente, deviendront des femelles reproductrices. À la mort de la femelle, le mâle le plus gros, généralement le mâle dominant du groupe d'individus, va alors la remplacer et changer de sexe. Deux femelles peuvent vivre ensemble et pondre mais leurs œufs ne seront pas fécondés. Si ce sont deux mâles, l'un d'eux finira par changer de sexe pour devenir une femelle reproductrice.