Le vendredi matin, ils furent les premiers à arriver au funérarium. Adeptes de la théorie selon laquelle le coupable d’un meurtre obéit souvent à la tentation de revoir sa victime, ils surveillaient l’assistance, à l’affût d’un suspect potentiel. Ils avaient étudié les photos des prisonniers libérés sur parole qui avaient participé à des cambriolages dans des localités voisines. Quiconque a assisté une fois à ce genre de cérémonie en connaît le déroulement, se dit Rita Rodriguez. Il y avait une profusion de fleurs, bien qu’il eût été demandé sur le faire-part qu’elles soient remplacées par des dons à l’hôpital local.