Le capitaine, le subrécargue et le second firent quelques pas en avant pour sortir de la dunette et aller sur le pont ; je les suivis instinctivement. À peine avions-nous fait trois pas que des boules fulminantes furent jetées sur nous et nous forcèrent à opérer une retraite. Il s'en fallut de bien peu que nous ne fussions atteints par cette pluie de feu qui nous aurait causé d'atroces brûlures. Nous ne pouvions nous expliquer où les pirates voulaient en venir. Le capitaine, qui n'avait que son revolver pour nous défendre, jugea qu'il était prudent de nous dérober le plus longtemps possible à leur fureur. C'était une précaution bien inutile, car ils devaient nous trouver n'importe où, aussi bien que si nous fussions restés dans nos lits.