À Paris, les rapports du voisinage se bornent à peu de chose. On veille seulement à ne pas désobliger, ennuyer ceux qui vivent au-dessus, au-dessous ou à côté de soi, par un sans-gêne trop absolu. On tâche de ne pas piétiner sans raison au-dessus de leur tête, on ferme quelquefois sa fenêtre pour épargner au voisin de côté le supplice d'entendre, pendant des heures, le pianotement hésitant d'un enfant, on prend soin de ne pas lancer d'eau, de pot de fleur ou de ne pas secouer la poussière de ses tapis sur le balcon du dessous. Des voisins qui se sont rencontrés plusieurs fois, ouvrant leur porte sur le même palier, se saluent sans se parler. Toute femme est saluée dans les escaliers par un homme, qu'elle habite ou non la maison.