Texte
Puis le temps se gâte : le vent siffle à travers les petits entonnoirs qui nous donnent de l'air. Secousses, brusques descentes, ascensions non moins brusques, roulis. Silencieux, les gens s'accrochent aux bras de leurs fauteuils. Je vois leurs poings crispés. Mon voisin boucle la ceinture qui doit nous éviter les chocs. Je l'imite. Le temps passe. Il fait très chaud. Est-il quatre heures, cinq heures du soir ? Enfin, ce sont les grands soubresauts déjà connus. Par le hublot, que j'avais abandonné, j'aperçois des maisons, des arbres, des monuments dans des jardins, puis un immense fleuve couleur de rouille qui forme des nœuds de ruban. Le Congo ?