La voix du canon résonne, l'air, tout empoudré, frissonne : Serrez vos rangs, mes enfants ! C'est le cri de la mêlée et l'écho de la vallée répète : Serrez vos rangs ! On marche au pas gymnastique, la fièvre se communique par les yeux étincelants. On croise la baïonnette et chaque officier répète : En avant, serrez vos rangs ! On avance… La mitraille fait la part de la bataille, on enjambe les mourants. Gloire à celui qui succombe, dit le commandant qui tombe en criant : Serrez vos rangs ! Le commandant et le capitaine sont là, couchés dans la plaine ; il reste les lieutenants. Allons, dit l'un d'eux qui crie : Pour l'honneur et la patrie, avancez, serrez vos rangs !